Global Findex 2025 : Inclusion financière et technologies mobiles en Afrique subsaharienne
Analyse du Global Findex 2025 sur l’inclusion financière en Afrique subsaharienne : écarts de bancarisation, argent mobile, inégalités d’accès aux smartphones et potentiel de la finance numérique.

Le Global Findex, lancé en 2011, est une base de données complète compilant par des sondages des informations sur l’inclusion financière ainsi que sur l’utilisation des institutions financières et des technologies à travers 140 économies. Le Global Findex 2025 présente les développements des cinq dernières années depuis la dernière édition dans la manière dont les adultes du monde entier paient, épargnent et gèrent leur argent.
Culminant à 342 pages, le rapport est vaste et riche en données financières mondiales collectées en 2024. Voici quelques points forts et réflexions sur l’inclusion financière et la technologie mobile en Afrique subsaharienne.
En résumé
- Le taux de détention de comptes a augmenté à l’échelle mondiale, mais l’Afrique subsaharienne reste en dessous de la moyenne, avec de fortes variations entre pays et d’importants écarts liés au genre et au revenu.
- La possession de téléphones mobiles est élevée et fortement liée à l’inclusion financière, bien que l’accès aux smartphones soit inégal.
- L’Afrique subsaharienne est en tête en matière d’utilisation de la monnaie mobile, avec 20 % des adultes s’appuyant exclusivement sur des comptes de monnaie mobile.
- La forte adoption du téléphone mobile crée des opportunités pour développer la finance numérique et des solutions de paiement alternatives.
Taux de détention de comptes en institution financière
Détention de comptes financiers : vue d’ensemble
- Entre le Global Findex 2011 et l’édition de 2025, la détention de comptes au niveau mondial est passée de 51 % à 79 %.
En Afrique subsaharienne, le taux de détention de comptes varie selon les pays, allant de 15 % à 90 %. Bien que le continent ait connu une forte augmentation de la détention de comptes depuis 2011, la région demeure relativement mal desservie.
L’Afrique subsaharienne présente une grande variabilité en matière de détention de comptes financiers, avec un pourcentage médian de 56 % pour les 35 pays de la région ayant participé au sondage, et une moyenne presque équivalente.
Accès aux comptes en institutions financières : au sein de l’Afrique subsaharienne
- Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, la détention de comptes auprès d’institutions financières est passée de 42 % en 2011 à 75 % dans le dernier rapport.

L’île Maurice et le Kenya, suivis de l’Afrique du Sud avec un écart de 9 points de pourcentage, affichent une population dont 90 % détient un compte — des niveaux comparables à ceux de pays comme le Portugal. Fait intéressant, les trois premiers pays d’Afrique subsaharienne en matière de détention de comptes représentent différentes sous-régions, d’une île de l’océan Indien en passant par l’Afrique de l’Est et finalement l’Afrique australe.
À l’inverse, les trois pays présentant les taux les plus élevés de population non bancarisée sont situés en plein désert du Sahara, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.
Écarts dans la détention de comptes
- 81 % des hommes dans le monde et 77 % des femmes possèdent un compte, soit un écart de genre de 4 points de pourcentage.
Les populations mal desservies en Afrique subsaharienne connaissent les plus fortes disparités mondiales en matière de détention de comptes financiers, en particulier entre les 60 % les plus riches et les 40 % les plus pauvres de la population, ainsi qu’entre différents niveaux d’éducation et entre les communautés rurales et urbaines.
Il existe un écart de genre de près de 12 points de pourcentage en Afrique subsaharienne, bien que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord présentent un écart plus important de 15 points de pourcentage.
Taux de possession de téléphones mobiles
Possession de téléphones mobiles : vue d’ensemble
- À l’échelle mondiale, 86 % des adultes possèdent un téléphone mobile.
Bien qu’elle ne soit pas universelle, la technologie mobile est répandue sur le continent à des niveaux comparables à ceux observés ailleurs dans le monde. La moyenne des pays d’Afrique subsaharienne participant à l’étude est de 76 % de la population qui possède un téléphone mobile, tandis que la médiane s’établit à 80 %.

Certains pays ayant un faible taux de détention de comptes auprès d’institutions financières affichent néanmoins un niveau élevé de possession de téléphones mobiles. Par exemple, la Mauritanie figure parmi les pays ayant les plus faibles taux d’inclusion financière, avec seulement 27 % de sa population disposant d’un compte. En revanche, 85 % de sa population possède un téléphone mobile, ce qui la place bien dans la moyenne mondiale.
Malgré l’existence de valeurs aberrantes, immédiatement visibles sur la carte 2, un coefficient de corrélation de 0,7017019342 indique une relation positive relativement forte entre la possession d’un téléphone et celle d’un compte financier.
Écart en possession de téléphones mobiles
La possession de téléphones n’est pas uniformément répartie entre les divers segments de la population. Une disparité marquée existe entre les 60 % les plus riches et les 40 % les plus pauvres de la population d’Afrique subsaharienne, et cette fracture devient encore plus évidente lorsque l’on examine le type d’appareil détenu.
Seuls 20 % des individus appartenant aux 40 % les plus pauvres possèdent un téléphone intelligent, contre 40 % parmi les 60 % les plus riches. En revanche, la possession de téléphones basiques, destinés aux communications essentielles et à un accès Internet de base, est plus équitable entre les niveaux de revenu.
Technologie mobile pour l’inclusion financière : une opportunité
- Dans toutes les régions autres que l’Afrique subsaharienne, moins de 5 % des adultes possèdent uniquement un compte de monnaie mobile.
Bien que le chevauchement entre la possession d’un téléphone mobile et celle d’un compte financier ne soit pas parfait, le fait qu’une proportion importante et croissante de la population possède un téléphone représente une grande opportunité. De nombreuses entreprises africaines de monnaie mobile comme Orange Money et M-PESA ont déjà commencé à en tirer parti.
Et en effet, la monnaie mobile ne fonctionne nulle part ailleurs aussi bien qu’en Afrique subsaharienne, ce qui témoigne du potentiel de croissance conjointe de la technologie mobile et de l’inclusion financière. En Afrique subsaharienne, davantage d’adultes possèdent uniquement un compte de monnaie mobile (20 %) que ceux qui possèdent uniquement un compte auprès d’une institution financière formelle — une tendance inversée dans toutes les autres régions du monde.
La monnaie mobile permet aux adultes d’Afrique subsaharienne d’épargner plus fréquemment que leurs homologues utilisant des institutions financières, et les paiements numériques y sont fréquents. Toutefois, des nombreuses personnes ne possèdant pas de compte mobile, entre 50 % et 65 % selon les différentes sous-régions citent le manque d’argent comme raison.
Stablecoins & EZO
Les stablecoins permettent des paiements plus rapides et moins coûteux, pour les particuliers comme les entreprises, peu importe où vous vous trouvez. Bien qu’aucune mention relative aux cryptomonnaies n’ait été faite dans le Global Findex 2025, les stablecoins ont connu un essor fulgurant à travers le monde, y compris en Afrique subsaharienne.

EZO aide les Canadiens à acheter et vendre des stablecoins au taux du marché en temps réel et avec des frais transparents qui diminuent à mesure que vous échangez. Contactez dès aujourd’hui notre équipe OTC desk pour créer votre compte.
« Chez EZO, notre vision est de créer un monde où les services financiers sont accessibles à tous, peu importe l'emplacement géographique ou la situation économique. Nous envisageons un avenir où les particuliers et les entreprises disposent des outils dont ils ont besoin pour gérer leurs finances efficacement et en toute sécurité, leur permettant d'atteindre facilement leurs objectifs financiers. » — Jeff Matte, COO
Données tirées du Global Findex 2025
Foire aux questions
Qu’est-ce que la base de données Global Findex 2025 ?
C’est un sondage de la Banque mondiale couvrant 140 économies, qui suit la manière dont les adultes effectuent des paiements, épargnent, empruntent et gèrent leur argent, avec des données mises à jour jusqu’en 2024, publié en 2025.
Quel est le niveau d’inclusion financière en Afrique subsaharienne ?
La proportion médiane de détention de compte est d’environ 57 %, avec d’importantes variations entre les pays et de forts écarts selon le genre, le niveau de revenu, le niveau d’éducation et le lieu de résidence.
Quelle est la diffusion de la téléphonie mobile dans la région ?
Environ 76 % des adultes possèdent un téléphone mobile, bien que la possession de smartphones soit nettement plus faible parmi les populations les plus pauvres.



